Projets de recherche

Thématiques de l’unité

  • Recherche fondamentale en écologie et en biologie de la conservation

- Construction de scénarios de biodiversité qui intègrent les processus stochastiques en petites populations, combinant effets démographiques et génétiques, en populations fragmentées, et en interaction avec les phénomènes d’adaptation.

- Modélisation des systèmes complexes, impliquant processus écologiques et sociaux. La construction de ces scénarios se base fonde sur les données issues des suivis participatifs de populations et de communautés, dont la plupart sont des suivis participatifs (d’oiseaux (plateforme CRBPO pour les oiseaux) et d’autres groupes taxonomiques (plateforme Vigie-Nature pour les autres groupes taxonomiques), couplées aux bases de données internationales (GBIF).

- Etude des liens entre les dynamiques de la biodiversité et les dynamiques sociales, via des projets interdisciplinaires liant écologie et sciences politiques, sciences de gestion, psychologie.

  • Participer à l’acquisition de connaissances et développer la culture scientifique  par les sciences participatives

Les programmes de Vigie-Nature permettent de caractériser l’état et la dynamique de la biodiversité, c’est-à-dire la composante écologique des socio-écosystèmes, susceptible d’intéresser les différents acteurs de la biodiversité.

- Analyse des données de Vigie-Nature : nous participons à l’élaboration et l’amélioration des métriques caractérisant la biodiversité, sous forme d’indicateurs, une alternative à « l’indigence informationnelle » prévalant en biodiversité, améliorant sa métrologie.

- Approches psycho-sociologiques de Vigie-Nature : nous étudions aussi les implications sociales de la mise en œuvre des sciences participatives, les conséquences de l’acquisition de connaissances pour les représentations de la biodiversité par les différents publics, les enjeux sociaux liés aux espèces remarquables et à la nature ordinaire, la construction de stratégies d’acteurs et de politiques publiques qui lient (ou non) biodiversité et développement.

  • Préparer les réponses directes à des enjeux sociaux, économiques ou culturels

Le laboratoire engage une politique d’ouverture vers la société. Nos projets sont de plus en plus directement construits en partenariat avec des acteurs politiques et économiques. A la croisée de leurs problématiques et des nôtres, nous proposons aux acteurs socio-économiques de redéfinir les questions qu’ils se posent en questions de recherche, afin de faire avancer la connaissance tout en leur apportant des réponses. Nous travaillons déjà régulièrement avec des collectivités locales (Conseils généraux, Villes, Région Île-de-France) et d’autres acteurs de la société civile (Réserves de Biosphère, associations) mais aussi des entreprises du secteur privé ou des bureaux d’études.

Un objectif majeur est de compléter et diversifier les destinataires de nos travaux et des enseignements que l’on peut en tirer en sciences de la conservation : communautés scientifiques (nationales et internationales de différentes disciplines), acteurs socio-économiques, pouvoirs publics français et étrangers, entreprises….- et par des moyens variés - médias traditionnels (chaînes nationales de télévision et de radio, journaux nationaux à grand tirage), nouveaux médias (réseaux sociaux, télévisions et radios numériques), programmes de sciences participatives.

 
Le laboratoire est structuré en deux équipes.
 

Equipe ‘Bases Ecologiques de la Conservation’

 
Son objectif général est de comprendre les réponses écologiques et évolutives de la biodiversité aux changements globaux, pour optimiser sa gestion et sa conservation. La grande originalité des travaux, au niveau national voire international, repose sur l’utilisation de grands jeux de données qui permettent d’étudier les réponses de la biodiversité aux changements environnementaux à des échelles écologiques, spatiales et temporelles peu considérées ailleurs. Les approches expérimentales à échelle plus fine ne sont pas pour autant négligées (voire notamment les projets de sciences expérimentales participatives avec Vigie-Nature).
 

Equipe ‘Socio-Ecosystèmes’

 

Dans l’équipe SES, nous développons des projets de recherche et de recherche-action à l’interface entre la biologie de la conservation et différents champs disciplinaires des sciences humaines et sociales, en fonction des spécialisations et intérêts des chercheur(e)s engagés ou associés à l’équipe : sciences politiques, sciences de gestion, psychologie de la conservation, économie. Une grande partie de nos projets est organisée avec des partenaires de la société civile.

En plus de projets de recherche spécifiques développés par les membres de l’équipe, nous organisons une animation scientifique hebdomadaire les réunions du groupe inter, avec laquelle nous construisons une base de culture commune sur les relations science-société en conservation de la nature.

 

Exemples de sujets de recherche développés dans SES

Ecologie urbaine

Dans les milieux urbains, nous cherchons à comprendre comment fonctionnent les communautés animales et végétales, en réponse aux contraintes, biotiques, abiotiques et sociales. Par des approches écologiques, nous étudions les liens entre dynamique écologique (démographie, dispersion), composition des communautés et services écosystémiques (régulation, récréation). Le rôle d’habitat ou de corridor des différentes structures urbaines sur la biodiversité est étudié, de même que l’effet des aménagements urbains sur les capacités d’accueil de la biodiversité : toitures végétalisées et perméabilité de la matrice urbaine, pieds d’arbres végétalisés ou haies des jardins et renforcement de la qualité de la trame verte.

Perceptions et usages de la biodiversité dans la mise en œuvre de choix individuels et collectifs,

Nous partons du principe que la conservation de la biodiversité dans les milieux fortement anthropisés ne peut être durable que par l’appropriation de ces objectifs de conservation par les habitants et les usagers de ces espaces. Notre projet est de comprendre le processus de déconnexion des citoyens avec les enjeux de conservation, et d’étudier comment les usages individuels de tout type de nature peuvent permettre aux individus de mieux intégrer la biodiversité dans leurs choix de vie.

Politiques et gouvernances de la biodiversité

Nous étudions comment le triptyque Eviter-Réduire-Compenser permet de mieux concilier les grands projets d’aménagement du territoire et la conservation de la biodiversité. Un des axes de recherche est la prise en compte de l’incertitude dans cette évaluation : incertitude autour de la mesure de la biodiversité, incertitude de l’efficacité de la compensation. Ce projet est à l’interface avec les projets de l’équipe BEC.

A une échelle plus fine, nous étudions comment les gouvernances locales s’organisent pour tenir compte de la biodiversité en même temps que d’autres objectifs sociaux ou économiques. Pour cela, nous croisons des approches écologiques, anthropologiques et de sciences de gestion.

Services écosystémiques et scénarios de biodiversité

Nous abordons les liens entre biodiversité et société par la notion de services écosystémiques. En collaboration avec l’équipe BEC, nous envisagerons cette notion comme une relation à double sens entre des fonctions fournies par les écosystèmes et des besoins ou demandes des sociétés humaines. Les services écosystémiques sont également une entrée pour modéliser les dynamiques des systèmes socio-écologiques.

 

 
 
 

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